04.05.2009

52. JMG Le Clézio - Ourania

Dahlia m'a emmené faire un tour au marché. C'était comme au lendemain de notre arrivée dans la Vallée, quand nous ne connaissions rien encore. Vers deux heures de l'après midi, le soleil brûle la toile des tentes. Nous avons marché main dans la main. Tout était identique. Il doit y avoir une manière d'éternité dans les marchés en plein air. Pourtant j'avais l'impression que les odeurs n'avaient pas le même goût, la réalité la même tessiture. Les jaunes, les verts profonds des feuilles de quelite, la terre accrochée aux racines, l'eau croupie dans les caniveaux, même les vols des fausses guêpes autour des fruits mûrs, tout cela me semblait plus aigre, plus aigu. La vérité, c'est que nous avions changé nous-mêmes, notre peau, notre regard. Nous étions peu à peu devenus étrangers, et cette Vallée nous chassait en resserrant sa trame. Le doux, le tendre, l'amoureux devenaient rêches, pareils à cette poignée d'herbe sèche que Hoatu avait montré à Raphaël pour lui parler de la jalousie. Dahlia et moi, nous avions laissé nos sentiments se ternir, se faner, l'amour s'était changé à notre insu en fourrage à matelas.

27.04.2008

51. Sondage

Dîtes-moi, chers quelques lecteurs qui venez sur ce blog: n'y-a-t'il que moi dans ce monde qui soit célibataire? Ca existe encore, à partir de 25 ans, les hommes célibataires (et ne désirant pas le rester, sans tare grave...)?

25.03.2008

50. Les autres - Alice Ferney

Un mot qu’on a laissé s’envoler ne se laisse plus jamais rattraper par l’aile.

 

 

Il a souri, son visage fut pensif une fraction de seconde, se contractant dans une réponse instinctive et il m’a dit : Se sentir aimé est très rare. Je crois qu’il a raison : dans quelques brèches miraculeuses, nous trouvons l’éphémère épanouissement de l’amour certain, mais ensuite tout se brouille à nouveau, le ravissement se dissipe, le désarroi et la solitude s’implantent.

 

 

L’amertume et le regret, la tristesse sont autant d’imperfections de l’humeur qui nous isolent dans des bulles noires où les autres refusent de nous regarder et jamais ne nous approchent.

 

 

Je pleure facilement c’est vrai, mais les larmes me réparent… Il faut pleurer.

 

 

Au début de l’amour, il n’y a ni qualités ni défauts, il n’y a que l’amour. Un peu plus tard toute la vie nous est rendue.

 

 

Dans les moindres interstices d’une relation aimante se glissaient des rapports de force. Ils entraient par toutes les portes dérobées des êtres, par là où le cœur a perdu confiance, par là où il y a la honte, et aussi par là où, se croyant sans espoir, les aspirations et les attentes amènent la jalousie, l’envie, l’admiration. Les rapports de force sont comme trois petits graviers dans une sandale : gênant la marche mais ne l’arrêtant pas.

 

 

La frivolité d’une femme peut être le meilleur camouflage qu’elle donne à sa puissance. Ou même précisément à l’inverse de la frivolité, à sa profondeur.

 

 

Pourquoi vouloir comprendre ? En amour, on se trouve envahi puis vacant, sans rien savoir ou maîtriser de ce mouvement.

 

17.03.2008

49.

Vous connaissez vous aussi des humeurs changeantes, ces humeurs qui jouent aux montagnes russes? C'est un peu ce que je vis en ce moment. C'est ce qu'une amie, qui travaille dans une "maison de fous", appelle "être bipolaire". Enfin moi ce n'est pas trop grave non plus, je ne gache que ma vie, et à vrai dire, est-ce du gachis?

Ma cheffe est un peu pareille en ce moment, et certains dans l'équipe la soupçonnent de prendre des médicaments. Je ne sais pas ce qu'il en est, et peu m'importe très sincèrement, je laisse les sornettes aux serpents. Et comme toujours, je ne m'intéresse qu'à moi.

Et moi, donc, moi je change d'humeur radicalement trois fois par jour, je suis sur le bord des larmes et plouf, un sourire me contamine et voilà que la vie redevient rose.

Il faut croire que je ne suis pas encore dans une routine, avec la routine mes humeurs s'apaisent, je suis à la fois moins heureuse et moins malheureuse. Là, la moindre difficulté dans mon travail me donne envie de baisser les bras. Je me dis alors que je ne suis pas faite pour ce travail. Et me demande si ce n'est pas plutot que je suis trop paresseuse pour travailler, si je ne vais pas finir au RMI ou SDF (ou les deux), s'il y a sur cette Terre un seul emploi qui pourrait me rendre heureuse. Et puis arrive un collègue, qui me donne quelques pistes pour avancer, et vlam, tout va bien, on échange quelques paroles (très important ces quelques paroles amicales pour l'humeur), et tout va bien, le sourire revient...

Simplement il y a trop de moments ou je n'ai plus envie. Ou je me dis que je suis trop fatiguée pour me battre. Trop fatiguée pour chercher à faire les choses bien, à faire les choses vite.

Allez, la vie est rose, ma mairie aussi, je vous laisse un lien marrant pour bien terminer la soirée!

 

 

15.03.2008

48.

Je lis ces mots que patiemment, de façon raisonnée, tu as écrit. Je relis ces mots de raison. "elle n'est pas celle qui me convient", "il faut mieux se séparer", "on n'a qu'une seule jeunesse". Je relis ces mots que tu écris à celle que tu aimes, celle que tu aimes et qui est loin.

Je pense à celle que je ne connais pas, mais que tu as trahi en écrivant ces mots. Ces mots, tu les écris à l'aimée, toi et moi sommes maintenant des inconnus. Tu sembles toujours tout analyser rationnellement. "nous n'avons pas la même vision du monde". Ce qui se traduit par "elle veut vivre en ville, je veux vivre à la campagne".

Je repense à mon rêve bleu. Je n'ai pas cessé d'être celle qui croit à l'amour. Du moins à quelque chose au delà de ce qui est "convenient", pratique, arrangeant. Je veux vivre a la campagne, toi aussi, vivons ensemble.

Bref, il y a ces concepts auxquels ma raison adhère, mais que mon coeur n'accepte pas, parce qu'il sait bien, lui, ou du moins il croit croire qu'il serait plus heureux avec toi, qui ne me rends pas heureuse, que toute seule.

Libre comme le vent j'ai été, cela fait bientot quatre ans. Célibataire, à la manière des poupées russes, avec un défilement de jeunes hommes dans ma vie, sans attaches.

Avec toi je ne pouvais pas être heureuse, je me sentais prisonnière, prisonnière d'un rôle qui me contraignait hors de moi même. Tu voulais une vie calme et posée, je rêvais, comme on dit, de grands espaces et de liberté. J'ai eu quatre ans de liberté, mais pas de la plus facile liberté qui soit. J'ai vécu dans différentes villes, et ma liberté a consisté à me refaire des amis partout ou j'allais, à me recréer une vie.

Oh oui je l'ai eu ma liberté. J'ai eu mes grands espaces, j'ai fréquenté des avions, des trains, des hotels, des bus. Arriver dans une ville inconnue, se repérer, trouver où dormir, communiquer. J'ai connu cela. Aujourd'hui j'aspire à un peu de calme. Et je t'entends me dire que tu rêves de voyages. Et je ris de cette ironie du sort, qui nous fait vouloir les mêmes choses à des moments différents. Et pourtant je ne crois pas un mot de ce que tu racontes. Je crois que si tu rêvais de partir, comme tu l'affirmes haut et fort, comme on le fait sur ce blog, alors tu serais déjà parti.

Je me suis créée des sensations fortes. Des moments de grande solitude, des moments d'amitié intense. De la joie, de la confiance, de la peur, je me suis extirpée de la routine. Je suis fatiguée. J'aspire à une vie de couple paisible. Je n'y arriverai pas tant que j'ai cette peur d'y échouer. Comment, je pourrais me lancer dans une relation, et celle ci ne serait pas la bonne? Pas encore? J'ai du mal à l'accepter. Il faudrait encore avoir mal, encore recommencer à zéro? Alors je renoncerais bien tout de suite...

01.03.2008

47.

On me demande maintenant de mentionner le nom du "lieu". Lieu où j'écris?

Je suis assise par terre, adossée contre mon lit. Je suis face au mur, face à l'ouest. Où je suis? Chez moi. Mais je ne sais plus où est chez moi. Je suis dans un appartement qui appartenait à mon oncle. Je suis chez lui, donc. C'est drôle que les appartements appartiennent. Je suis aussi en face du Jura. Je suis aussi en France, à la frontière genevoise.

C'est drôle comme les lieux sont difficiles à écrire. Qu'est ce qui importe, dans ces cas là? Je suis dans une petite ville de province, en ce moment précis j'ai plutôt le sentiment d'être dans une chambre mal chauffée. D'être assise sur le sol, depuis quelques heures déjà, de le sentir.

Je pense que je suis dans ce qui devrait être chez moi, qui l'est presque. Dans la maison de ma famille. Famille de paysans, attachée à la terre. Attachée au terrain, à le soigner, à entretenir. A garder une maison. A savoir que l'on n'est rien, mais qu'on entretient les biens hérités de la famille pour les transmettre aux générations suivantes.

Je suis née ici. J'ai grandi ici. Je me suis aperçue, après une longue absence, que je me sentais mal ici. Que tout ceci, que toute cette histoire et cette famille, qui m'aime et que j'aime, me rendent mal à l'aise.

Que je n'arrive pas à dormir sur mes deux oreilles. Que je le voudrais. Je me demande si peut être je ne suis pas prête encore. Je me demande combien de temps il faudra. Je me demande si ça viendra, si je le souhaite, si cela est souhaitable.

Je suis en ce moment dans la brume, j'avance dans une direction qui ne semble pas me convenir professionnellement, mais qui m'amuse pour l'instant. Je travaille dans une ambiance à la fois bonne et mauvaise, avec des collègues tous charmants individuellement, et ma cheffe se charge pourtant de l'ambiance...

Je ne sais pas pourquoi, ils sont tous persuadés qu'avoir du caractère, c'est avoir sale caractère. Je croyais qu'avoir du caractère, c'était savoir ce que l'on voulait. Ce qui peut s'obtenir sans gueuler sur les autres, sans sautes d'humeur. Ou bien? comme on dit par chez moi...

Je peux me tromper. Je ne sais pas ce que je fais, où je vais. J'ai l'impression que soit je suis en train de construire vraiment ma vie, soit je suis en train de foncer dans le mur. Je n'imagine pas que je puisse juste prendre des détours. Ce qui compte, c'est le chemin, pas la destination dit-on. Je pense, comme souvent, aux poupées russes. A ce qui est évident, ce qui est le but, mais que l'on ne voit pas, trop occupés à poursuivre des chimères.

Comme souvent, je me demande quel sens à la vie. Cette question éternelle, que je me pose depuis mon adolescence. Sauf à vrai dire, quand j'ai eu un copain. Je ne sais pas si c'était parce que j'étais heureuse avec lui, et que le sens de ma vie n'avait plus d''importance. Ou parce qu'il m'occupait, qu'il était une bonne diversion, au sens pascalien.

J'avais cru trouver une raison. Une direction.

La vie n'ayant pas de sens divin (solution qui m'apparait faussement comme une solution de facilité), elle ne peut avoir de sens qu'humain. La vie doit avoir un sens si elle favorise la vie. La dignité de l'être humain, le bonheur des autres, la poursuite de l'existence. Les valeurs sont celles qui profitent à la vie, à l'humain, à la culture. (Culture comme étant l'instinct proprement humain de survie).

C'est bien beau, tout ça. Mais je n'arrive pas à vivre selon ces principes. Ils apparaissent clair comme de l'eau d'Evian, mais leur transposition dans la vie quotidienne, et plus précisément dans ma vie professionnelle, me semble impossible. Je devrais faire autre chose que ce que je fais, c'est sûr. Mais pour faire quoi? Et là je ne vois pas... Et ce n'est pas de mauvaise foi...

 

21.11.2007

46.

Salut à tous!

j'existe encore, même si je n'ai plus souvent le temps de passer écrire... pas un instant pour m'ennuyer, la vie est elle, les oiseaux chantent et je pars pour Budapest demain! Après Prague et Dresde, avant Cracovie...

Avant Innsbruck et son vin chaud... son marché de Noël, de la neige avec un peu de chance...

07.07.2007

45. de retour...

Cela fait plus de deux mois que je ne suis pas revenue voir ce blog... deux mois avec des hauts et des bas, avec en ce moment plus de bas que de hauts...

Je pensais que je n'écrivais que lorsque j'étais malheureuse, enfin pas heureuse, mais en fait j'ai compris que non, parce que quand j'étais malheureuse les mots ne sortaient pas. Les mots restaient, à l'intérieur, mon ventre se transformait en vivarium pour mots. Pour sentiments. Parfois ils essayaient bien de sortir. Ils montaient à la gorge. Et là, suprême obstacle, ils s'arrêtaient. Parfois ils redescendaient. Parfois ils montaient jusqu'aux yeux, montraient leur détresse, coulaient sur mes joues, salés. Les mots sont salés, souvent, vous le saviez?

Mais je veillais, de sorte que ces appels là, personne ne les a vu. Mais comme ils étaient là, et qu'ils auraient bien voulu sortir, je me taisais. On ne sait jamais avec eux.

Et plus je me taisais, plus j'étais mal.

Il y a aussi une autre technique pour ne pas les faire sortir, c'est de ne pas leur laisser le temps. Pour ne pas avoir le temps de se sentir seule, on remplit, on meuble le vide. On sort tous les soirs. On n'en profite pas, non, on regarde les autres s'amuser.

Et les autres me regardaient, s'amusaient. Ils me regardaient et ne me voyaient pas. Ils se disaient "c'est qui cette vache aux yeux vides, qui fait la tronche, qu'est ce qu'elle fout avec nous?". J'étais là, avec l'air aussi bête qu'une vache. Vous savez, on dit bete à manger du foin. Ben moi c'était pareil, j'étais là, je ruminais mon foin, je finissais mon verre. Parfois, je faisais un effort, je souriais. J'essayais d'écouter de quoi les autres parlaient.

Mais c'était plus fort que moi, j'arretais au bout d'un moment, j'étais fatiguée.

Fatiguée d'écouter ces histoires, fatiguée de toutes cette vie, de tous ces gens heureux. Ou qui paraissaient l'être. Je trouvais parfois leurs histoires amusantes. Parfois je me disais que j'aimerais les vivre. Parfois je me demandais ce qui clochait, chez moi. J'ai une collègue qui est très gentille, qui n'arrête pas de me faire des compliments. Tellement qu'elle me fait penser à ma mère, à force je ne la crois plus. A midi, elle me disait que les hommes me regardaient. Je lui réponds ah bon, et dans ce cas pourquoi je suis toute seule, alors? Pourquoi ca fait trois ans que je n'ai pas eu une vraie histoire? Pourquoi chaque fois que je tombe amoureuse, on me fuit?

Ca marche comment, l'amour?

Il y a deja quelques temps, j'ai rencontré quelqu'un. Ben oui, il fallait que j'en arrive à ca. Mon histoire est bête. Ce n'est pas que j'y croyais, mais... Pendant trois jours cette semaine, j'ai attendu qu'il m'appelle. Il devait m'appeller mardi. Mardi matin, j'attendais son appel. Il n'est pas venu. Mardi apres-midi, j'ai attendu son appel. Il n'est pas venu. Mardi soir, j'étais dans tous mes états. Mais je ne perdais pas espoir. Mercredi, j'ai attendu son appel. Il n'était peut être pas trop tard. J'ai attendu son appel, j'ai attendu encore. Il pleuvait à verse. C'était l'orage, c'était l'hiver.

Jeudi, j'ai attendu son appel. Il n'est pas venu. Je me suis décidée à lui envoyer un mail. Pour avoir une réponse. A défaut d'entendre sa voix, j'aurais lu ses mots. Et je les aurais eu à disposition pendant longtemps. Pour les lire et les relire, comme je lis et relis ses précédents mails. Les rares.

Je n'ai pas eu de réponse.

Jeudi soir ma collègue est sortie avec d'autres collègues. Que je connais. Le les regardais rire, tandis que j'arrêtais de rire. Je me suis demandée pourquoi je n'étais jamais invitée. Ce que je faisais aux gens. Ce que je ne faisais pas. Evidemment, cela m'était égal, de ne pas aller à cette soirée, j'avais besoin de repos. De vide. Mais je ne supportais pas cette indifférence des gens à mon égard. Cette éternelle indifférence.

Je suis rentrée chez moi, j'ai pleuré. Mais je pleurais dans le vide, mon malheur, qui surement n'a pas lieu d'être, ne cessait pas. D'habitude, je pleure, et je finis par me fatiguer de pleurer, et je me console toute seule. Comme les bébés, quand on les laisse pleurer. Peut être. On ne grandit jamais, en fait. On ne change jamais.

Je suis sortie. Dans la rue je retenais mes larmes. Je cherchais un endroit tranquille, ou je puisse être seule. Je pensais que la marche me permettrait de dénouer mon ventre. C'est comme si j'avais avalé un serpent, un gros, qui ferait des noeuds, qui ne trouverais pas sa place dans mon ventre. L'exercice, en principe, ca permet de faire sortir les serpents. Mais ca ne marchait pas.

J'ai trouvé un petit sentier qui montait dans la forêt. Je suis passée à coté de l'autoroute. Il commençait à faire sombre. J'ai perdu mon chemin. Je suis enfin arrivée à une clairière, et j'ai bien voulu poser les écouteurs de mes oreilles. Et là c'etait merveilleux. Il y avait un ruisseau.

Il y avait les arbres, il y avait les oiseaux. Et il y avait un ruisseau, tout petit, juste un petit peu d'eau qui coulait parmi les feuilles mortes. Il yy avait son chant, et il y avait celui des oiseaux. Et alors, soudain, je n'étais plus seule au monde. J'était au milieu de tout.

Je n'étais pas au milieu des arbres et de la forêt, à coté d'un ruisseau, j'étais la vie, au milieu de la vie. Et tout ce qui était autour de moi le savait. Il n'y avait que moi, qui, jusqu'alors, l'avais ignoré.

Je me suis assise par terre, j'ai regardé l'eau couler. Je l'ai écoutée. Et là, je me suis mise à pleurer, mais cette fois comme quand on pleure lorsque l'on se fait enfin consoler. Il y avait enfin comme une personne qui me prenait dans ses bras pour me dire que tout irait bien, que ce n'était pas grave. Mes larmes me réchauffaient. L'envie de vivre au milieu de tout ça revient, on a enfin ouvert les yeux et le monde est revenu lui même, quand on ne met pas les hommes au centre de tout.

Je suis restée là un moment, attendant que mes larmes se tarissent, puis je me suis levée et je suis rentrée. Sur le chemin, je sentais mon ventre, il avait comme des courbatures. Il était enfin dénoué, il sentait encore la trace de ce qui lui était arrivé, mais c'était fini.

30.04.2007

44. moment calme

Je viens de recevoir un cadeau. Je marchais, le vague à l'âme, dans la forêt, et je suis tombée sur un cimetière, un mémorial de la première guerre mondiale.

Il y a les tombes des tous ces jeunes gens morts avant vingt ans, avant trente ans. Dans la fleur de l'âge, comme on dit. Il y a la liste de tous les "tombés pour la patrie", mois après mois. En janvier 1915, une famille a perdu trois hommes. D'un coup. La liste remplit plusieurs panneaux.

Moi, la Française dans ce cimetière allemand, je ne retiens pas mes larmes, dans ce lieux paisible ou chantent les oiseaux. Ah Barbara, quelle connerie la guerre...

Friedrich 1891-1916

Emil 1897-1916

Richard 1894-1917

Kurt 1897-1917

Je vous imagine vivant, sous les traits des jeunes d'ici, des jeunes d'aujourd'hui qui vous ignorent.

29.04.2007

43.

"Que si me muero sea de amor
y si me enamoro sea de vos

y que de tu voz sea este corazón"

(Juanes - A Dios le pido)

Lettre d'amour?

Je tiens à te remercier pour les vingt heures que je viens de passer.

Tu viens de partir et mes larmes se mettent à couler. Que je suis bête. Je viens de passer les 20 dernières heures avec toi. Je ne te connais pas, ou si peu. Je ne sais pas vraiment si je veux te connaitre plus. Depuis hier soir, j'ai l'impression que tu as toujours fait partie de ma vie. Que je te connais depuis toujours. Que j'ai besoin de toi. De tes lèvres. Des tes yeux bleus-verts entrouverts qui m'interrogent. De ta peau, de ton odeur, quand je mets mon visage sur tous les recoins de ton corps.

Je t'embrasse une dernière fois et je descends de la voiture. Je t'envie d'être celui qui part, où que tu partes. Il vaut toujours mieux être celui qui part. Moi, je rentre chez moi. Tu regardes s'il n'y a pas de voitures qui arrivent, tu ne me regardes pas. Je ne me retourne plus, j'ouvre la porte. J'arrive à peine à mettre la clé dans la serrure. A monter les marches. Quand j'arrive devant ma porte, mes yeux se brouillent. Je rentre dans cet appartement que tu as quitté. J'ai envie que tu reviennes. Encore un tout petit peu.

Je suis seule. Je suis seule et j'évacue cette tristesse avec des larmes. Larmes qui n'effacent pas. Qui me fatiguent. J'ai envie de me recroqueviller, de faire la boule. De me coucher sur ce lit, dans ces draps, précisement. Je vais à la salle de bain et je me regarde. Je suis horrible, j'ai le visage rouge et mouillé, crispé. Je me mouche et je bois. Je respire. Et je relache, les larmes reviennent.

Je garde une image de toi, revenant de la station d'essence. Tu as l'air si jeune, toi qui a trois ans de plus. Je te regarde, je te trouve beau, je trouve que tu n'es pas mon genre. Je me dis vaguement que tu ressembles à mon ex. Je le chasse de ma tête. Tu ressembles à toi-même. Tu as un polo bleu, le même qu'hier. Un jean, des chaussettes noires qui ne depassent pas des chaussures.

Je repense à hier soir, au film que nous n'avons pas regardé. Je pense à tes mains. Tu voulais que je te raconte une histoire, en français. Je repense à la coccinelle dans ton oreille. A ton bras qui me sert d'oreiller.

Arrivera-t'on à se revoir?

 

23.04.2007

42. avec le vent d'ouest

écoutez le vouloir...

avec un ciel si gris qu'un canard s'est perdu... avec le vent du nord... en traversant la belgique, dans le thalys qui me ramene chez moi, mon coeur balance... mon coeur hésite... rester ou partir... rester chez soi ou partir dans le monde... en ecoutant piaf et l'hymne a l'amour, juste les premieres notes, ce coeur qui ne sait plus ou se mettre, qui ne sait plus ce qu'il doit croire...

je reve de partir et de visiter l'allemagne du nord et l'allemagne de l'est... la vraie allemagne, par rapport au NRW et au bade wurtenberg, voire a la baviere, trop francisée... reve d'hiver froid et d'oies sauvages... reve de villes grises, envie de voir leipzig et dresde, de retourner a berlin. Berlin, Alexanderplatz. Voir Breme et les ports du nord, Hambourg et les cargos. Et la baltique jusqu'à dantzig... rever de l'histoire... des tilleuls de leipzig... pourquoi associer les tilleuls et leipzig... je ne sais plus... pour eurocosmos...

let it be... there will be an answer, arriver un jour a savoir les pourquoi de toute cette attente, le pourquoi de tout ce chemin ...

il y a les élections, la politique, l'actualité, toute cette information a traiter rapidement, a enregistrer, a reflechir. et finalement une grande envie d'arreter tout ca, tout ca n'a plus d'importance. s'etre battue et perdre... s'etre battue et gagner... il ne restera rien, comme le chantent les ogres de barback... on lutte pour chaque moment... on gagne et on perd... on fait gagner la vie, dans le meilleur des cas, on fait gagner nos idées dans le pire...

11.04.2007

41. De ce qu'on peut dire, et de ce qu'il vaut mieux taire

C'est drôle, cette façon de raconter sa vie sur internet. Une fois, j'ai eu des soucis par rapport à ce que j'avais écrit ici. Pourtant je me méfie, je crois me relire avec les yeux de la personne qui ne doit pas se douter. Puis des fois ça m'échappe...

Et il y a toutes les autres occasions où l'on ne sait pas trop ce que l'on doit dire. Quand ce sera trop, quand on n'aura pas dit ce qu'il fallait. Quand on en aura laissé deviner trop.

C'est un petit jeu de société. Pas de chance, je déteste les jeux de société. Les "je-ne-réponds-pas-à-ton-texto-tout-de-suite-pour-ne-pas-faire-la-fille-qui-veut-vraiment", les moments où l'on attend avant de se rappeler, le temps perdu... J'ai toujours détesté les cartes, les batailles navales... Toujours trouvé ça débile. Et maintenant ça continue. Je ne veux plus jouer à ça. Je veux arriver franchement et dire ce que je pense. Enfin, dans la limite du raisonnable... Dans la limite du raisonnable en société...

10.04.2007

40. Les mots

Il y a ces mots qui ne viennent pas. Et il y a ces mots qui me remplissent la tête. En fait il ne me remplissent pas la tête ils me remplissent le corps. Parce que mon corps il est rempli de mots vous comprenez. Et de sang, comme vous comprenez, comme je le constate. Du sang qui peut couler sur mes jambes. Que je regarde couler. Du beau sang rouge foncé, épais. Je vous dégoute? Je regarde les traces qu'il laisse sur mes jambes, ces gouttes qui tombent. Ce filet qui s'échappe. ang de vie, sang de mort. Ce sang que l'on transmet, le meilleur symbole de la vie, et pourtant symbole aussi de la mort, des blessures, des maladies.

J'ai du mal à croire que je sois faite de ça, de ce sang souillé, de cette chair, de ces odeurs. Que je vais pourrir. Que ce qu'il y a dedans, ce ressemble à quelque chose que l'on dirait dégueulasse, mais que c'est précisément cela la vie. Le sang qui coule. Ce n'est pas l'éther. Ce corps me fait peur. Et il vous fait peur aussi. Peur des hopitaux, peur des blessures, peur des manifestations du corps. Peur du sang, des excréments, du pus. Mais admiration de l'esprit, de l'âme dit-on. Pourtant on admire le corps tant qu'il est fermé, les muscles, le ventre plat bien sûr, les fesses rondes, le peau brounzée. C'est drôle.

J'ai crû un moment que c'était la faute à Jésus. Puis je me suis rappelée que non. Que c'était plus ancien. Qu'il ne trouvait pas cela si sale. Je vous laverai les pieds.

Il n'y a pas que ces taches de sang. Il y a le reste, il y a les mots qui ne viennent pas. Vous savez, les mots enfermés à l'intérieur comme dans un planétarium, les mots qui viennent quand on les appelle. Il y a aussi la grève des mots. Ces mots qui vous remplissent et qui refusent de sortir, encore un peu et ils vont prendre toute la place, il vont vous étouffer. Ils faut les laisser sortir, les forcer à sortir.

Il y a le tàléphone qui sonne et moi qui réponds. Moi qui dit que oui oui tout va bien. Et le reste de sort pas. Tout va bien. Et c'est tout. Quoi d'autre?

17.02.2007

39. En vacances

je pars en vacances... pas de nouvelles notes pendant  2 semaines!

09.02.2007

38. Un chat...

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envie d'un gros chat... Tout rond tout doux tout chaud.... un chat calin, un chat féroce, un chat malin...

un chat, quoi...

 

37. Liberté

Poème "volé" à Bernard

Liberté

Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin !

Partez dans le vent,
Suivez votre rêve;
Partez à l'instant,
la jeunesse est brève !

Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !

Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L'horizon briller.

Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n'ont rien.

Maurice Careme
1899-1978

08.02.2007

36. La douleur

Ce dernier semestre, j'aurai senti de nouveau ce qu'était la douleur. La douleur, ce n'est pas quelque chose qui fait pleurer. Pas toujours. La douleur, c'est aussi ce mal de ventre, ce refus de tout, cette envie d'appeler au secours, cette envie de crier "je vous déteste tous" qui signifie en fait " mais enfin regardez-moi", "voyez que j'existe, voyez ce que je fais pour vous, ce que je fais pour exister".

La douleur, ça se sent dans les tripes, ça donne envie de se replier, comme un foetus, comme quelqu'un qui pourrait oublier sa conscience d'être au monde.  

Les larmes ça s'assèche. Ca essaie de vous dire"tu vois ce n'est pas bien grave, ça passe". Or la douleur, elle, ne passe pas. Elle reste là, elle vous habite. Elle sait où vous faire mal, et quand par miracle elle s'absente un instant, c'est pour revenir plus puissante après.  

35. L'abbé est mort et enterré

L'abbé Pierre est mort le 22 janvier 2007.

Personnalité préférée des Français, sa mort aurait ému le Président de la République.

Pourtant, à peine mort, c'est son combat qu'on renie. Et celui de Coluche, lui aussi longtemps une personnalité préférée des Français.  Ces Français qui ont pourtant tellement peur des étrangers, des pauvres.

Une semaine après la mort de l'abbé Pierre, le 30 janvier, ont débarqué place de la République des fourgons de police, pour des "contrôles d'identité". Il se sont invités auc distributions des repas des Restos du coeur.

Donc pour embarquer les sans-papiers, les illégaux. Ceux qui pour survivre n'ont pas trouvé mieux que Paris et ses soupes populaires.

Aujourd'hui, quand on a faim, il vaut mieux être blanc et avoir ses papiers.  

J'admire donc le courage de ces flics, et surtout du préfet de police, qui a ordonné cela. Juste avant les élections, il est de bon ton de faire du chiffre. Après tout, une dizaine d'étrangers en moins à Paris, c'est le début de la solution. Semble-t'il. On n'a encore rien inventé de mieux. 

Mardi 30 novembre, à la place d'un repas, des SDF se sont fait embarquer au commissariat. Les repas distribués par la générosité populaire auront servi d'appât.  

On leur promettait pas le grand soir, juste à manger et à boire.  Un peu de pain et de chaleur, surtout de chaleur humaine, dans cet hiver froid, quand on nous rebat les oreilles de la grandeur de l'abbé Pierre, de son combat, du droit au logement opposable, en ces temps de campagne électorale. 

Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Quelque chose me dit qu'au lieu de se confondre d'hypocrisie en pleurant l'abbé Pierre dont bien peu ont partagé le combat, au lieu de lui  faire des funérailles en grandes pompes, ce grand homme aurait préféré être à l'origine d'un changement de mentalité, d'une prise de conscience. 

Messieurs les politiques, merci de nous montrer la voie.

Tout cela place de la République, quoi de mieux comme symbole de notre Répulique, qui a perdu toute relation avec son peuple. La République, ce n'est pas que la démocratie, que le gouvernement du peuple par le peuple, la République c'est un idéal avec des valeurs. Valeurs qui aujourd'hui en France ne sont plus celles d'égalité et de fraternité. Il nous reste la liberté de crever.  

Sans compter que cette "anecdote" en sera restée une, et que les journalistes, question de déontologie, sans doute, préfèrent s'étendre sur la "bravitude" ou autres gaffes. Ca fait sûrement plus d'audimat, après tout.


06.02.2007

34. Baby be brave - Pour les grands enfants

 

Baby be brave - The Corrs

Maybe deep down inside, you don't believe it
Your wailing wall, it isn't weeping at all
And you're not worthy of adoration
You're scared that somebody somewhere's gonna find the burst pipe
And as fast as they bow down they'll leave you behind
But baby be brave cause what's the point of it all
What's the point of it all yeah
Baby don't blow it, tell me what's it all for
If you're not terrified to fail
Are you terrified to fail?

Way far down below you don't feel it
Yeah everyone knows but we don't believe it
The pain of a pop star you're breaking my heart

But baby be brave 'cause what's the point of it all
What's the point of it all yeah?
Baby don't blow it, tell me what's it all for
If you're not terrified to fail

(Confide in me, tell your story)
Are you terrified to fail?
(It's your fear that makes you worthy)

I know what you're doing 'cause
God I've been tempted, you are
Drowning the special to
Immortalize the rise
And what's the point of it all

Baby be brave 'cause what's the point of it all
What's the point of it all yeah?
Baby don't blow it, tell me what's it all for
If you're not terrified to fail

(Confide in me, tell your story)
Are you terrified to fail?
(It's your fear that makes you worthy)
I am terrified to fail
(Confide in me, tell your story)
Are you terrified to fail?
(It's your fear that makes you worthy)

 

05.02.2007

33. Ne prenons pas les musulmans pour des imbéciles...

...soutenons le Charlie Hebdo!!
Parce que nous vivons dans un pays qui s'est battu pour la liberté de la presse, parce que nous vivons dans un pays qui s'est battu pour la laïcité, parce qu'il est autorisé de critiquer TOUT, et je ne dis pas cela quand cela ne correspond pas à ma culture, je le dis pour la politique, ou pour la religion catholique, qui voudrait elle aussi censurer, dire ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Dois-je rappeler (je l'ai déjà mentionné dans un post précédent) que la cour de cassation a cassé l'arrêt qui condamnait la pub représentant la Cène?
Le Charlie Hebdo a été un peu bête, il n'était sans doute pas necessaire de faire de la provocation. Toutefois, il n'existe point, en France, de choses sacrées sur lesquelles on ne puisse rire. Et vu l'actualité... Il ne me semble pas qu'il faille condamner le Charlie Hebdo... C'est triste, mais si ces caricatures sont apparues, c'est qu'elles avaient des raisons d'exister. S'il n'y avait pas eu d'attentats, ces caricatures n'auraient pas existé. Cela ne signifie pas qu'il faille prendre les musulmans du monde pour des terroristes, dieu merci (vous avez remarqué? je blasphème et ce n'est pas un crime) ce sont des gens comme les autres, et Mahomet n'a pas, que je sache, de grenade sous son turban... Si jamais quelqu'un le rencontre qu'il me donne des nouvelles. Malheureusement, certaines personnes manquent furieusement d'humour... Et l'on ne se demande pas pourquoi: l'humour est la seule arme qui reste aux oppressés, à ceux que des dictatures en tout genre essaient de museler.  Desproges disait que l'on peut tout dire, mais pas à tous le monde. Hé bien, ne prenons pas les musulmans pour des imbéciles, reconnaissont leur l'intelligence de discerner entre une critique de faits d'actualité (et ces terroristes se réclament musulmans) et tous les croyants qui ne sont pas des barbares et ne posent pas de bombes.
Le fait est que ces caricatures ont fait couler du sang. Et que là je ne ris plus. Et que là, je risque de devenir raciste. Je ne tue pas ceux qui ne pensent pas comme moi. La liberté des autres m'est chère. La réaction violente à ces caricatures les justifie. Et pourtant ils ne faisaient que rire...
J'ai eu un doute, je  l'avoue, en apprenant que Téhéran organisait un concours de caricatures sur la Shoah. Juste un instant. Parce que cela me révolte. Puis la différence m'est apparue: les caricatures sur la Shoah sont antisémistes, contre les Juifs et négationnistes. Alors que celles du Charlie Hebdo ne nient rien, si ce n'est le caractère sacré d'une image, et n'attaquent pas des personnes. Elles attaquent des croyances, et encore. On a le droit de se moquer d'Israël. Cela n'est pas être antisémite. Mais on n'a pas le droit de nier la souffrance et la mort de millions de personnes. On n'a pas le droit de bafouer la dignité d'une personne.
 
Il y a souvent deux poids deux mesures. Les bien-pensant européens ne voudraient pas que l'on publie ces caricatures. Mais qu'est ce qui est plus grave, encre mettre de l'encre sur du papier, manipuler des symboles, et attenter à la vie des gens? Faire vivre dans la terreur tant de personnes? NY, Londres, Madrid? J'habite à Paris et je prends le métro tous les matins, et j'avoue que j'y ai pensé, à la possibilité d'une bombe. Je ne vais pas vivre dans la peur, et je ne vais pas renoncer à être celle que je suis. Et je continue de vivre. Et j'ai l'ambition, dans la mesure du possible, de vivre libre, sans me soucier de ce qu'une partie de l'humanité pense être la Vérité. Et d'admirer la beauté de la grande mosquée de Paris, d'aller à l'institut du monde arabe, et d'avoir des amis musulmans. Je ne cèderai pas aux terroristes qui voudraient me faire faire l'équation musulman = danger, européenne = infidèle à supprimer. Je ne crois pas au choc des civilisations. Je crois aux identités individuelles et à la suprématie de l'humain, comme caractère universel. Voire, soyons fous, à la bonté humaine.
Et puis, tant que j'y suis dans les opinions dissidentes, et dans les "je-vais-pas-me-faire-des-amis-ce-soir", je ne suis pas pour la peine de mort et l'exécution de Saddam était une connerie monumentale, qui a comme de bien entendu été intrumentalisée par les fanatiques en tout genre. Toutefois, je reste sur l'idée que c'était un dictateur sanglant, responsable de milliers de morts (dont les images n'ont pas fait le tour du monde) et qui a fait souffrir son peuple, et je préfère le savoir exécuté que de penser à Pinochet finissant sa vie tranquillement et recevant des obsèques militaires au Chili. 
 

02.02.2007

32. Jardin du Luxembourg

Cette semaine, je reprends goût à Paris: mardi midi, j'ai décidé de rentrer chez moi à pied au lieu de m'enfermer sous terre, et je suis passée par le jardin du Luxembourg.

Là, ça m'a pris, comme si je n'étais jamais passée là avant... J'en avais presque les larmes aux yeux. C'est tout bête, hein, un jardin bien ordonné, cette précision, mais c'est le côté soigné, le côté impeccable... L'alignement, la perspective... Le bassin et le palais du Luxembourg, qui semblent n'avoir pas changé depuis des siècles... C'est émouvant. Et derrière, les découvertes: depuis le jardin, on voit la tour montparnasse, et miracle de là elle ne parait meme pas laide... Elle a son charme elle aussi. Et la tour Eiffel, bien entendu...

Ce qui est bien c'est que ce soit un lieu de vie. Le Sénat, soit, mais aussi un lieu où les gens vont pour pique-niquer, pour s'asseoir sur un banc et papoter... Et sur ses grilles, un lieu d'expositions.

30.01.2007

31. No comments

Mensonges publicitaires....

 

trouvé sur le site Element Terre : http://element-terre.blog.lemonde.fr/

 

30.

matin gris à Paris et je révise...

Ce matin, chose rare, Alain-Gérard Slama a défendu Segolene Royal sur France Culture en disant qu'elle avit été piégée, et que c'était un peu trop facile... Je suis totalement d'accord avec lui sur ce point (une fois n'est pas coutume!). Si on me faisait dire quelque chose de façon privée, avant d'aller le répéter à tout le monde, je l'aurais mauvaise, comme je pense tous les Français, même si tous ceux de droite en profitent pour se gausser. Tout comme il était injuste de faire le même coup à Zidane, de se faire passer pour le Président de la république. Il y a là un grave manque de respect. Tout comme ces radios qui téléphonent à des gens pour faire des jeux débiles, et qui n'hésitent pas à se moquer d'eux en direct... On va tous finir sur liste rouge et on ne voudra plus rien dire, par méfiance...  Plus rien ne sera dit en "off", et pourtant, que les discours officiels bien pensant sont chiants! 

Quant à Nico, qui prétend qu'il y a là atteinte à l'intégrité du territoire de la République (au cas où l'on accepterait l'indépendance de la Corse), il y a surement bien plus atteinte à la République quand l'intégrité de ses politiques est en question...

29.01.2007

29. Encore une semaine!

Encore une semaine de cours... En théorie, cette semaine aurait dû être une semaine de révisions, mais grâce à l'absence de tous nos profs au moins une fois dans le semestre, c'est une semaine de cours normale. Enfin, normale... Pour une dernière semaine, donc avec le double de travail à rendre... Sans compter les révisions....

Enfin, tout ce travail mérite bien une récompense...  

 

 

Et une autre chanson de Carla Bruni, que je préfère...

 

Raphaël... Je suis quand même un peu déçue par les vidéos, j'aurais voulu une Carla Bruni qui corresponde mieux à l'image que je m'en faisais d'après les chansons... 

24.01.2007

28.

quoi de neuf dans ma vie? Je suis allée à la bibliothèque, la mort dans l'âme, rendre les livres que j'avais emprunté. Parce que c'était les derniers, parce que cette fois je n'allais plus en reprendre, et c'est le début des "plus jamais" de ma vie parisienne. Pis en fait... Je suis incorrigible, j'ai encore repris des bouquins, que je n'aurai pas le temps de lire ou que je ferais mieux de n'avoir pas le temps de lire, pour cause d'examens à tout hasard... Pis je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai emprunté entre autre une méthode de russe, pour débutant. Ben voyooonns, je n'ai que ça à faire n'est ce pas? 

Donc voilà... et je m'en retournais chez moi les bras chargés, rencontrant les mioches de retour de l'école, et je pensais à moi quand j'avais leur âge... Que c'est mignon... Je me disais que moi à leur âge, contrairement à maintenant, j'aimais bien l'école. Deja il y avait les copines. Pis un truc bizarre peut etre, mais je m'amusais à collectionner les bonnes notes aux interros. J'adorais en  recevoir une, et ça arrivait tout le temps. Pis tous les semestre il y avait les félicitations, à partir du collège... Ah le bon temps. Pis une déception, les profs c'est pas toujours int ègre, en 3e la meilleure de la classe n'avait pas eu les felicitations du jury, parce qu'elle quittait ma bonne école catho pour aller dans le lycée public. Juste pour ça. Alors que moi j'avais dit que je savais pas encore si je restais ou pas, et j'avais eu les félicitations. Ben j'étais pas très fière... Tout ca pour dire que même à la fac, ou je deprime d'ailleurs de mes notes, il devrait y avoir plus souvent des petites interros ou tout le monde peut avoir de bonnes notes, simplement en apprenant un tout petit peu. Deja ça encourage à apprendre petit à petit, ensuite ça améliore un peu la moyenne, mais surtout c'est très positif pour l'estime de soi... Même si c'est pas une note qui compte, c'est le coté "je suis pas compplètement nulle, d'ailleurs c'est marqué là à l'encre rouge, sur la feuille"... Ah chers profs, si on n'avait pas ces références de gamins, ce on vaut la note qu'on a .... mais dans un système francais qui fonctionne entièrement comme ca, au cassage d'élèves, alors ce serait sympa de penser à nous encourager de temps à autres... je vous jure qu'on bosse bien mieux après. Il suffit que le travail apparaisse comme faisable. 

Sinon... mon téléphone ne sonne que pour m'apporter des textos de Orange, genre les trucs kon s'en fout... l'homme que le destin me destine (je peux bien l'écrire il ne lira pas ceci) ne m'écrit que pour me dire de ne pas trop rêver à lui... Franchement... J'ai pas eu de chance avec le destin je vous dis. Bon ça c'était un paragraphe que j'aurais pas dû écrire, au cas ou qqn ki me connaisse il passe par là. Oubliez, vous dis-je... Detendez vous, relaxez vous, regardez bien la spirale qui tourne devant vos yeux... le jaune et le noir commencent à se mélanger, vos paupières sont lourdes... une douce chaleur vous envahi...

bon. J'arrête. Ce blog par en c... . Je reprends mon style habituel. Pas le style blog, donc.